Il était une fois…

L’étymologie du nom Isenbourg est incertaine : si certains penchent pour “Eisenburg”, château de fer, d’autres pensent à “Isisburg”, château d’Isis.
Quoi qu’il en soit, nous nous trouvons dans un site occupé dès les époques les plus anciennes, poste avancé de l’antique Voie romaine commerciale et militaire passant derrière le coteau.
Plus tard, selon la tradition, Dagobert II fit don de sa royale demeure, formidable forteresse veillant sur la ville de Rouffach, à l’évêché de Strasbourg en reconnaissance de la guérison miraculeuse de son fils Siedberg.
Isenbourg devint ainsi l’une des résidences favorites des évêques de Strasbourg jusqu’à la révolution française.
Le château changea alors de destinée, fut vendu comme propriété privée et les anciennes superstructures furent démolies en 1822. Heureusement, les caves voûtées en berceau des XVIe et XVIIe siècles sur une longueur de 120 mètres ont défié le temps et servent actuellement de salle de restaurant, de caveau et de cuisine.

Aujourd’hui

A l’automne 1972, René Traversac, fondateur des Grandes Etapes Françaises, a déjà acquis, restauré et transformé en hôtels de luxe plusieurs établissements en Val de Loire.
Une proposition originale l’intrigue.
Elle émane du syndicat des négociants en vins viticulteurs du vignoble alsacien, propriétaire non seulement de vignobles, mais encore d’un château : le Château d’Isenbourg qui domine la vieille cité de Rouffach. Celui-ci, inoccupé depuis des décennies est dans un état épouvantable… mais la région ne comptant aucun hôtel de luxe à cette époque, le Château d’Isenbourg serait le premier. Et puis, un lieu hautement réputé pour sa gastronomie et sa route des vins ne pouvait pas laisser insensible René Traversac si fin palais !
Le Château-hôtel d’Isenbourg a ouvert ses portes en juillet 1974.

Guide de visite